La contraception en voyage est un des sujets importants sur lesquels il faut se pencher lors de la préparation de votre future aventure. Selon votre besoin, il est nécessaire de s’y prendre à l’avance pour pouvoir réagir rapidement si la méthode choisie ne convient pas.

La contraception en voyage, plusieurs possibilités

Personnellement, je (Emilie, of course. La pilule pour les mecs n’étant pas encore totalement au point malgré des pistes prometteuses) prenais la pilule depuis mes 18 ans. Quand nous avons commencé à préparer notre voyage en Asie, je me suis demandée si je devais continuer à la prendre ou bien prendre une autre contraception adaptée aux longs voyages. Suite à mes recherches et aux témoignages de différentes femmes, famille et amies – les hommes ne sont pas d’un grand secours dans ces cas-là – j’ai opté pour l’implant.
On le sait toutes, il y a différents types de contraception, mais je souhaite quand même vous en détailler certains en donnant les avantages et inconvénients : 

La contraception locale: le bon vieux préservatif

Masculin ou féminin, il est pratique pour ceux qui ne veulent pas s’embêter tout en se protégeant des IST/MST.
Les avantages : il n’y a aucune prescription médicale et seule protection contre les IST. On peut l’acheter partout dans le monde à condition de vérifier les normes.
Les inconvénients : la chaleur et le froid peuvent rendre le préservatif poreux et donc inefficace, il vaut mieux le conserver au sec et au frais, à l’abris du soleil.

La contraception intra-utérin : le stérilet

Egalement appelé DIU (Dispositif Intra-Utérin), il peut être hormonal ou en cuivre La différence entre les deux dépend du confort qu’il procure lors des règles :

  • Hormonal : il est valable 5 ans et diffuse une hormone progestative en petite quantité. Cette hormone est contraceptive et diminue également le volume des règles et les douleurs liées.
  • Cuivre : en forme de T, ils sont en plastique avec une partie en cuivre (c’est cette partie qui rend les spermatozoïdes inactifs). La taille varie selon si l’on a eu des enfants (« standard ») ou pas (« short »).

Les avantages : simples à poser, confortable et efficace. Pas besoin de s’en occuper pendant 5 ans.
Les inconvénients : le DIU en cuivre peut allonger les règles, l’hormonal peut provoquer des saignements répétés ou faire disparaître les règles, il peut y avoir une prise de poids, ou une crise d’acné. Certains témoignages parlent aussi de douleurs.

Le DIU peut être rapidement mis en place par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme. Le prix varie (une trentaine d’euro pour le cuivre et plus de 100€ pour l’hormonal) mais ils sont remboursés par l’assurance maladie. 

Contraception orale : la pilule

Selon les destinations, la pilule est plus ou moins adaptée (accès à un fournisseur, culture, contraintes administratives, etc.).
Les avantages : pour ma part, je ne vois pas beaucoup d’avantages. Les effets varient d’une femme à une autre, cela peut par exemple réguler les règles et baisser leur intensité voire les supprimer (pratique pour prévoir les protections féminines à emporter, ça fait de la place supplémentaire !).
Les inconvénients : en voyage, le décalage horaire rend pénible le calcul de la prise de la pilule. De plus, le stock de plaquettes prend de la place dans le sac-à-dos et surtout, il est difficile de le prévoir.

Pour les courageuses qui souhaitent faire le stock de pilule, il faut donc (selon les conseils de mon médecin et d’après le site Ameli.fr) :

  • Demander à son médecin une prescription de contraception couvrant la durée du voyage et précisant qu’elle est à délivrer en une seule fois (normalement c’est jamais plus de 3 mois à la fois)
  • Faire une demande écrite à la Caisse d’Assurance Maladie avec la prescription et l’accord du médecin, ainsi qu’une attestation sur l’honneur. Ils analyseront la demande et accepteront ou pas.

A savoir que la pharmacie ne pourra délivrer l’ordonnance en une seule fois que si la CPAM a donné son accord. En revanche, l’accord ne concernerait qu’une partie du traitement prescrit et ne peut à priori excéder les 6 mois.
Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site ameli.fr

Vous l’avez compris, ce n’est pas une mince affaire…

Et cerise sur le gâteau
Parfois elle peut être très mal vue, comme au Japon, car c’est synonyme de débauche. Elle peut être acceptée si c’est pour réguler l’acné ou les règles mais pas en cas de contraception.

L’implant contraceptif

C’est une bonne alternative à la pilule surtout si on l’oublie fréquemment. Il est valable 3 ans et est retirable quand on le souhaite. La pose est rapide (10-15min) et est faite par un gynécologue ou le médecin traitant : anesthésie locale, insertion dans le bras, gros pansement (il vaut mieux prévoir un jour de repos si possible car ça saigne et ça fatigue un peu). Il y a aussi un gros hématome qui se forme, c’est normal. L’implant diffuse immédiatement l’hormone qu’il contient dans le sang et supprime l’ovulation (tout comme une pilule). La délivrance et la pose de l’implant sont totalement prises en charge par la SS et la mutuelle.

Les avantages : l’implant est invisible et indolore sous la peau (je l’oublie totalement), il est effectif immédiatement et supprime parfois les règles (j’adore ! Même si cela fait partie de la vie d’une femme, ça fait plaisir quand la voie est libre!).
Les inconvénients : les effets « indésirables » varient d’une femme à une autre : acné, prise de poids, irrégularité des règles (pas facile de prévoir), spotting (petites pertes de sang de temps en temps), etc. S’il y a une perte de sang constante (10 jours et plus) ou abondante, il faut rapidement en parler au médecin/gynécologue pour qu’il vous prescrive quelque chose qui les stoppe !
Pour le retrait ou le changement au bout de 3 ans, même processus qu’à la pose : anesthésie locale, petite incision, retrait avec une pince et mise en place de l’autre au même endroit. Il ne reste qu’une petite cicatrice sur le bras. Voici une petite infographie (en Anglais) bien marrante et qui explique bien (ne pas prendre en compte la partie coût car c’est pour les Etats-Unis)

Pour vous protéger, d’autres moyens que ceux cités ici existent (le patch, l’anneau vaginal, le diaphragme, etc.). Ce site, peut vous aider à y voir plus clair : chaque type de contraception y est expliqué plus en détails et il y a un tableau comparatif. Vous voilà maintenant plus éclairée sur la contraception en voyage ! Bons préparatifs 😉

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