Cité Interdite

Bien décidés à aller à la Cité Interdite, même sous la pluie, nous avons donc pris le métro pour nous y rendre. Manque de chance, les 3 stations les plus proches étaient fermées. Encore plus dommage, le conducteur a averti les passagers en Chinois mais impossible de le comprendre… Nous avons donc dû faire un grand tour en métro soit une perte de 3/4 d’heure au bas mot… Notre amie nous avait prévenu qu’il risquait d’y avoir beaucoup de monde et ce fut le cas ! Mais nous ne regrettons absolument pas cette visite car la Cité Interdite est immense, bien conservée (un peu trop peut-être) et on se rend vraiment compte de la vie « recluse » que menaient les empereurs. L’entrée est à 60 元/personnes et il est nécessaire de présenter sa pièce d’identité.

Au début de la visite on passe une série de cours avec des pavillons au bout. Le pavillon principal, Tai He Dian (la gestion harmonieuse de tout ce qui est sur terre) servait de lieu pour les cérémonies telles que le nouvel an lunaire, le solstice d’hiver, l’anniversaire de l’empereur, le couronnement d’un nouvel empereur, la nomination d’une impératrice, l’annonce des candidats qui ont réussi aux examens officiels et envoyer des généraux à la bataille. Chaque pavillon avait sa fonction, tel servait de salle d’attente pour se changer avant une cérémonie qui se déroulait dans un autre pavillon, un autre pour se restaurer, etc.

Pour nous éloigner de la foule et visiter plus en détail la Cité Interdite, nous sommes allés au palais des Trésors de la dynastie Qing (10元/personne). Toujours le même système de cours mais plus petites. Il y a un pavillon appelé le Pavillon des Mélodies Joyeuses (Chang Yin Ge) construit pendant la dynastie Qing (1776), il comprend un opéra servant à distraire l’Empereur, l’Impératrice et des invités. Il y a 3 étages, ce qui en fait le plus grand du palais. Dans d’autres pièces, on peut voir des éléments réalisés par les artisans officiels telles que bijoux, sceaux (assez gros, chaque empereur avait son sceau avec son nom et une forme d’animal qui lui correspondait en guise de poignée), couronnes, élément de tenues, objets du quotidien. Ils étaient fait en matières précieuses comme le jade, l’or, l’argent, la perle et d’autres pierres précieuses.
Nous y croiserons aussi le seul chat de la Cité Interdite ! Peut-être la mascotte car il n’avait pas l’air affamé et adorait les câlins (Emilie n’a pas résisté 🙂) !
Dernière petite histoire un peu macabre cette fois, nous somme passés devant le Puits de la concubine Zhen, bienaimée de l’Empereur Guangxu, elle soutenait ses vues sur la réforme constitutionnelle et la modernisation. L’Impératrice douairière Cixi supprima la réforme, plaça l’Empereur en détention (nous ne savions même pas que c’était possible …) et confina la concubine. Quand l’alliance des 8 nations (Empire austro-hongrois, France, Empire allemand, Royaume d’Italie, Empire du Japon, Empire de Russie, Royaume-Uni et États-Unis) attaqua Pékin en 1900, la concubine Zhen fut jetée dans un puits sous l’ordre de l’Impératrice et s’y noya…

Vieux Beijing

Situé au-dessus de la Cité Interdite, c’est un ensemble de petites rues dont l’activité commerciale s’est beaucoup développée à cause du tourisme croissant. A Nanluoguxiang, nous sommes rejoints par Luyao et son amie Yi. Il y a plein de petites échoppes qui vendent des souvenirs, des vêtements, à boire et à manger. Nous avons beaucoup aimé l’aspect général des boutiques qui vont jusqu’au bout de leur concept ou qui trouvent le moyen de se démarquer comme un petit restaurant où il y a 6 chats (des vrais !) dans la vitrine. Instant mignon avec des exclamations des Chinois dès qu’ils bougent ! Succès garanti !
Nous allons ensuite au lac Houhai (un lac artificiel), où il y a beaucoup de bars et de restaurants qui ont tous une attraction que ce soit une danseuse de lap dance en petite tenue ou un groupe de jeunes chanteurs/chanteuses. C’est très bruyant ! Nous avons compris que le but est de mettre la musique plus forte que celle de son voisin même si cela implique de se casser les corder vocales pour apostropher les passants.
Petite curiosité du lac : des pêcheurs pêchent la nuit et utilisent des cannes à pêche avec des bouchons qui s’illuminent. Plutôt pratique !

Enfin comme tous les jours, l’instant « bouffe » ! Yi nous emmène à Kongyiji, un restaurant spécialisé dans la cuisine du Zhejiang (près de Shanghai). Nous goûtons à la racine de lotus (plutôt sucré), à des petits pains à garnir avec des émincés de bœuf, une soupe de ravioli au porc (le Huntun), une sorte de ragoût de soja (la description est mauvaise mais c’est très bon !) et à une curiosité pour nous : de la gelée de jus de poisson (même si c’est bien présenté, nous n’avons pas vraiment aimé celui-là).

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2 COMMENTAIRES

  1. La Chine nous rappelle aussi de bons souvenirs. Très belles photos. Continuez de nous faire voyager.
    J’ai mis aussi des photos sur mon blog de la Chine et le Vietnam, si cela vous intéresse.
    A bientôt.
    Martine

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