Stéphanie, c’est une supernana. Un mix de Bulle, Belle et Rebelle à la sauce nipponne.

Véritable sento-addict, elle s’y rend en moyenne 5 fois par semaine, si ce n’est plus. Petite preuve : son carnet de tampons récoltés dans les différents sento de Tokyo qu’elle a visité.
C’est le petit plaisir du printemps/d’été/d’automne/d’hiver (choisissez votre saison), celui que l’on s’accorde après 10h d’avion et 7h-8h de décalage horaire. Mmmh, rien que de vous en parler, on a trop envie d’y retourner !

Interview avec Stéphanie, ambassadrice officielle des sento de Tokyo.

Cet article hybride croisé avec une interview faisant plus de 2500 mots (et encore on s’est retenus ^^’), prenez un café/thé/chocolat, installez-vous au fond du canapé ou de la banquette du métro (mode bulle activée). On vous a préparé un sommaire pour accéder aux parties qui vous intéressent le plus.

Portrait de Stéphanie, ambassadrice des sento à Tokyo
À l’origine, qu’est-ce qu’un sento ?
Raconte-nous une histoire, un sento
Les sento ont-il des particularités ?
Pourquoi aller dans un sento ?
Pourquoi adores-tu les sento ?
Qu’est-ce qui te fait préférer les sento aux onsen ?
La bienséance dans les sento
Quels sento tester à Tokyo ?
Le mot de Stéphanie

Portrait de Stéphanie, ambassadrice des sento à Tokyo

Après déjà 2 visites au Japon, Stéphanie y retourne en 2008 pendant 1 année d’échange universitaire. Elle y a étudié le Japonais et surtout la littérature japonaise (qu’elle apprécie beaucoup). C’est pendant cette année qu’elle découvre la joie des sento. Après ses études et 2 ans à Djibouti, sans peur du risque, invitée par une entreprise japonaise  elle retourne au Japon une seconde fois en 2012 où elle est ensuite restée travailler et vit toujours aujourd’hui avec Tomoya, son mari.

Auto-entrepreneuse et indépendante dans l’âme, après avoir travaillé en cosmétique dans le marketing, elle laisse tomber le monde de l’entreprise et travaille comme journaliste spécialisée sento (photographie, rédaction d’articles, conférence, évènement, guide) et sort cette année au Japon son premier livre de photographies et d’essais sur les sento.
Grande passionnée des sento, dont elle en est devenue l’ambassadrice à Tokyo, elle organise des événements et des visites de sento pour les voyageurs en quête de détente et d’authenticité.

Parcours impressionnant, non ?

sento au Japon
Daikoku-yu, Oshiage (ne louper pas son magnifique onsen-rotenburo)

À l’origine, qu’est-ce qu’un sento ?

La version que tout le monde (pense) connaître est qu’à l’origine, un bain public était pour les personnes qui n’avaient pas de salle de bain chez eux (c’était la même chose en Europe, les plus célèbres étant les thermes romains dont il reste en reste encore quelques uns d’ouverts aujourd’hui : à Vichy par exemple).

Stéphanie : “ Au Japon, à l’origine c’était religieux durant l’époque de Nara, puis pour les personnes malades et enfin pour une utilisation quotidienne durant l’époque Edo. Ça a beaucoup évolué dans le temps et pendant leur apogée à l’époque Showa [Ndlavieduriz : 1926 – 1989], Tokyo comptait presque 2700 sento (aujourd’hui leur nombre est en constante diminution et Tokyo en compte moins de 580). ”

sento Tokyo
Ouverture du sento, Ichi no yu, Igaueno, Prefecture de Mie

Raconte-nous une histoire, un sento

Pendant siècles, les sento ont été un lieu de rencontre où les voisins et différentes générations se retrouvaient. Les grands bassins sont différents des baignoires dans les maisons, dans le sens où ils aident à créer une ambiance relaxante. Tout le monde étant littéralement nu comme des vers, cela encourageait à l’honnêteté, à une communication plus directe et au respect pour les uns et les autres.
Et c’est toujours le cas aujourd’hui, même si le nombre de sento a drastiquement baissé depuis l’ère Showa (1965) du fait du nombre croissant de maison équipées d’une baignoire. Depuis l’ère Heisei (1989~), les sento ont regagné en popularité et sont plutôt vu comme un moment de détente, comme un spa à portée de toutes les bourses.

mosaïque sento
Mural fleurs de cerisiers et Mont Fuji de Huotta-yu, Nishiarai, Tokyo

Les sento ont-il des particularités ?

La température de l’eau est différente dans chaque sento mais elle est d’environ 42°C. “Atsui-ne ?!” – c’est chaud, hein ?! -. Pour les non-initiés, cela peut prendre du temps pour rentrer dans un bain japonais mais une telle chaleur est efficace pour faciliter le métabolisme et améliorer le système immunitaire (un des secrets de la longévité des Japonais ?).
Selon Stéphanie, on peut classifier les sento en 3 types (de manière non officielle) :

  • Le sento traditionnel / nostalgique au sens propre : ceux qui n’ont pas changé d’architecture depuis 50-60 ans (parfois même bien plus) la plupart sont des bains japonais traditionnels avec un “ bandai ” (un comptoir à l’accueil de style ancien ou ancien tout court, au milieu des bains pour femmes et pour hommes), avec des mosaïques de style rétro et une jolie peinture murale de Fuji-san (selon les régions, les Mont Fuji sont plus dans les sento de Tokyo).
sento Tokyo Akebono-yu
Akebono-yu et son magnifique château de Hiroshima, Tokyo
  • Le sento rénové il y a 30, 20 ou 10 ans, avec un design plutôt kitch des années 80-90.
  • Le sento de designer, rénové récemment dans un style très moderne et design.

Notre sento afficionado ne s’est pas contentée des sento à Tokyo et en a testé dans d’autres régions.
Stéphanie : “ Je parcours les sento du japon petit à petit. [Ndlavieduriz: ce qui les différencie, c’est] La manière d’utiliser les sento (de se laver par exemple) et l’architecture est différente selon les régions. À partir de Nagoya le bain rond au milieu de la salle de bain est standard, à Tokyo ils sont très rares. Dans le Kansai selon les endroits les gens se lavent à la bassine autour du bain sur une marche prévue à cet effet, alors qu’à Tokyo, cela n’existe pas. Dans un sento de la préfecture de Niigata, j’ai pu admirer une jolie fresque représentant la danse traditionnelle de l’Île de Sado, à Kagoshima une peinture du volcan de Sakurajima par exemple. Les sento nous font voyager culturellement aussi. ”

Bains publics (sento) au Japon
Ogi-yu, Awajishima

Pourquoi aller dans un sento ?

C’est une activité vraiment accessible et une planque anti-déprime ! Ce petit paradis tout chaud ne coûte que 460¥ par personne (le prix varie selon les villes) et les tatoués sont quasiment tout le temps acceptées, il est extrêmement rare que l’on vous refuse l’entrée.
Stéphanie (elle-même tatouée) : «  C’est très très rare, sur plus de 700 que j’ai fait peut-être 3 refusaient. Dans la loi les sento sont publics donc normalement, sauf les quelques exceptions, il n y a pas de problème. « 
À plusieurs ou en solo, c’est l’occasion de se détendre après une journée de marche ou de travail, rencontrer de nouvelles personnes et y parler de tout et de rien, ou d’un sujet sérieux.

Stéphanie : “J’ai fait de super rencontres dans des sento !” La communication avec les locaux y est bien plus facile que dans un super sento où il y a beaucoup de bains, pour peu que l’on baragouine un peu de Japonais et parfois d’Anglais. La plupart des clients sont des personnes vivant dans les environs, des habitués qui viennent presque tous les jours.
C’est aussi des lieux idéaux pour ceux qui aiment l’art et le design. Chaque sento est une “entreprise” familiale et à l’image de ses gérants, chacun a sa propre personnalité.
Soyez curieux et admirez la peinture murale de l’emblématique Mont Fuji, détaillez les céramiques murales et contemplez un ravissant petit jardin japonais depuis votre bain.

Stéphanie : L’architecture de chaques sento est aussi très différente et chaque nouveau sento que je visite est une surprise. ”

sento Tokyo Myojin-yu
Myojin-yu, Ota-ku, Tokyo

Pour nous, c’est un moment de détente extrême surtout après une journée de marche et de visites. Deux-trois bains différents, le calme absolu, juste le glouglou de l’eau et quelques obasan qui discutent. Rien à voir avec notre appartement et sa baignoire en plastique juste assez grande pour s’asseoir les jambes pliées.

Notre petit rituel à chaque fois que des amis ou des connaissances venaient nous voir, les emmener au sento ! Cela leur permettait de se détendre après 10h d’avion et nous permettait de rattraper le temps perdu au chaud ou de faire connaissance, mais surtout de les mettre directement dans le bain dans une ambiance locale (cela nous faisait surtout rire de les voir sortir le maillot de bain puis de voir leur yeux ronds à l’idée de se retrouver tout nus même si on les avait prévenus 😄) !

Pourquoi adores-tu les sento ? Pour la chaleur ? La baignade ?

Stéphanie : “ Pour les 3 aspects suivant :

  • Les effets sur la Sante/Beaute :

Au sento, on élimine les toxines ! Du coup, la peau détoxifiée est plus belle et les soins cosmétiques deviennent plus effectifs. Cela peut aussi aider pour garder la ligne ! Comme soins anti jambes lourdes pour l’été, je ne vois pas aussi efficace que le bain froid.  Et pour affronter l’hiver rien de mieux que de se réchauffer au sento. Depuis que je fréquente régulièrement les sento, je ne m’enrhume jamais.
Les bains massants détendent aussi tout le corps et les douleurs musculaire disparaissent.  En même temps les effets sur la relaxation ne sont pas des moindres non plus.
Même les jours où j’ai eu  une journée particulièrement difficile, une fois entrée dans le sento, j’oublie tout. Je me sens apaisée et entourée de la douce chaleur des lieux, les conversations de la pluie et du beau qui font oublier le reste et les jolies peintures/ carrelages colorés dans lesquels on se perd à rêver parfois.

sento Tokyo bain extérieur
Le très beau rotenburo de Hotta-yu, Nishiarai, Tokyo

L’aspect communautaire :
Je passe toujours un très bon moment dans les sento. Les rencontres et le partage sont aussi un aspect important pour moi. Dans le bain,  je papote très souvent avec des gens rencontrés pour la première fois. On peut aussi récolter de précieuses informations dans un sento. Comme les sento sont au coeur des villes depuis des générations, il est naturel que ceux-ci soient une mine d’information, par exemple lorsque je voyage je me rends toujours en premier au sento du coin et je demande au propriétaire et aux habitués les bons petits restaurants (parce que j’ai plus envie d’essayer le restaurant apprécié par les habitants du coin plutôt que celui d’un guide touristique).

L’aspect artistique et culturel :

La dimension artistique et culturelle des sento commence d’abord par le bâtiment, en effet les bâtiments de sento traditionnels (qui malheureusement disparaissent de plus en plus) sont construits de la même manière que les temples, ils sont donc un aspect très important d’héritage culturel japonais et sont très jolis à voir. A l’intérieur de certain, on peut aussi apprécier des petits jardins japonais avec des bassins et des carpes koi.

La pièce maîtresse artistique du sento est souvent le mural, il peut être une peinture (il n’y a plus que 3 personnes au Japon capablent de les réaliser, (j’en parle d’ailleurs dans cet article sur les peintres-artistes des sento), mais ce peut être aussi des fresques de carrelages en céramique ainsi que d’autres formes artistiques, et certain sento font aussi des expositions de photographies. ”

sento à Tokyo
Teikoku-yu, Nippori, Tokyo

Qu’est-ce qui te fait préférer les sento aux onsen ?

“Je ne différencie pas sento et onsen, ce ne sont pas deux termes opposés.

Le terme onsen désigne la qualité de l’eau, une eau riche en minéraux. Souvent quand on pense onsen on pense juste “bain extérieur dans un ryokan”. Or, plusieurs sento sont des onsen. En effet, l’eau est très souvent puisée en profondeur dans les sento, il arrive que l’eau puisée soit catégorisée de Onsen (bien sûr après des analyses réalisées par des spécialistes). À Tokyo il en existe environ 45, mais par exemple à Kagoshima les sento sont tous (ou presque) des onsen.”


La bienséance dans les sento

Inutile de lever le petit doigt en sirotant votre matcha, la bienséance au sento est fondée sur deux règles primordiale : discrétion et respect des autres. Allez ! Chaud devant ! C’est l’heure du bain !

1. Enlever ses chaussures à l’entrée du sento (comme vous le feriez à la maison) et mettez-les dans les petits casiers à l’entrée du sento.

2. Payez votre entrée et pénétrez dans le vestiaire approprié selon votre sexe : noren rouge avec 女 pour les femmes et noren bleu avec 男 pour les hommes. (Ne faites pas comme Kévin, qui par inadvertance, est entré dans le vestiaire des femmes et ne s’en est rendu compte qu’en voyant une obasan aller à son casier…… #gaijinsmash, heureusement personne ne s’en est rendu compte ^^’)

3. Une fois dans le vestiaire, aucun piège, on enlève tout. “ QUOOII?! Tout nu devant des étrangers ?! ” Et pourquoi pas d’abord ? 😀
Cela peut être embarrassant au début pour les plus pudiques, mais vous verrez, absolument personne ne fait attention à vous.


Pas de panique, laissez tous vos à prioris à l’extérieur. Ici on ne juge pas et peu importe son complexe, on s’habitue au bout de 5-10 min (surtout quand on est entourés d’obasan ou d’ojisan). Stéphanie précise même :
“ Si jamais au début, on ne se sent pas de “ tout dévoiler ”, on peut tout à fait plaquer la petite serviette du sento sur le devant de son corps, l’ôter avant d’entrer dans le bain et la poser sur sa tête par exemple. Et jusqu’à maintenant aucunes des personnes que j’ai accompagnées n’a pas voulu y retourner !!! ”

4. Une fois dans la salle des bain, prenez un tabouret et une bassine, choisissez une douchette et lavez-vous consciencieusement. Dans un sento (comme dans un onsen ou chez l’habitant), on ne rentre pas dans un b
ain avec sa sueur et ses saletés, on se lave avant. Ceux qui ont les cheveux longs devraient aussi les attacher pour ne pas les laisser tremper dans le bain.

5. Rentrez petit à petit dans le bain (comme à la plage/piscine mais version eau très chaude) et prenez votre temps. La température des bains chauds varie de 39 à 47°C (Stéphanie : “Bon 47°C c’est très très rare, il y en a environ 2-3  à Tokyo. Après dans une eau à 42-43°C, au début ça fait chaud et puis une fois dedans on s’habitue ^^ ”), il ne s’agit pas de faire un malaise ! Certains peuvent être tièdes ou même froids, faites-y un petit tour pour rafraîchir votre corps rosie comme la peau d’un cochon rose. (Stéphanie : “Et surtout écoutez votre corps et faite des pauses sur les tabourets ! Les filles apprécieront ce moment pour se faire un petit gommage ou un masque de beauté.”)


Émilie a eu quelques occasions de se rendre dans un sento avec Stéphanie : “
Nous étions allés dans un des sento de Nakai. Un peu intimidée d’être guidée par une experte, j’ai très vite été mise à l’aise par les douces indications et le sourire de Stéphanie. Je me rappelle des pauses que l’on faisait quand je devenais rouge ou que j’avais trop chaud. Nous allions nous rafraîchir dans un bain froid ou faire un gommage au café de chez Lush – J’adore leurs produits *-* -, avant de nous rebaigner.

6. DÉTENDEZ-VOUS ! Faites abstraction de tout le reste, si vous faite une petite erreur, ce n’est pas grave, c’est même attendrissant tant que vous ne faites pas de bombe ou parlez fort. Stéphanie : “Je conseille les salutations par courtoisie pour être tout de suite accepté-e par les locaux. En entrant dans la salle de bain on lance un petit ‘konnichiwa/ konbanwa’ à l’attention des autres baigneurs et ça passera tout de suite mieux.”

7. En sortant de la salle des bains, essuyez-vous un peu avant de revenir dans le vestiaire pour éviter de tout tremper. Stéphanie : “ Et une petite salutation de fin de journée “osakini” ou “sayonara” et pour le soir “oyasumi nasai”.”

8. Prenez votre temps pour vous rhabiller et petit bonus, buvez une petite boisson pour vous réhydrater avant de repartir vers d’autres aventures.

sento Tokyo vestiaire
Mikoku-yu, entre Asakusa et Tokyo Sky Tree (un designer sento)

Quels sento tester à Tokyo ?

Étant donné qu’il reste “qu’un peu” moins de 580 sento (sur les 2700 à l’époque Showa), vous pouvez difficilement tous les tester pendant un court séjour à Tokyo, surtout si vous planifiez de courir après les temples et sanctuaires. Il n’y a pas vraiment de top 5ou  top 10, c’est très subjectif. Stéphanie Et puis j’en ai pas vraiment!! Ou alors y’en aurait 200 ou 300 à la première place XD”. Voici donc les 5 recommandations de sento à Tokyo de Stéphanie ?

  • Hotta-yu (près de Nishiarai)
  • Myojin-yu (Ota-ku)
  • Teikoku-yu (Nippori)
  • Mikoku-yu (près d’Asakusa)
  • Daikoku-yu (Oshiage) (Stéphanie : “d’ailleurs en septembre j’y expose des photos des sento des régions du Japon. ” On allie l’utile à l’agréable ? 😉)
sento au Japon
Le magnifique bâtiment traditionnel, Myojin-yu, Ota-ku, Tokyo

Vous n’avez aucune idée du sento où vous souhaitez aller pour votre première expérience ? Vous avez envie de découvrir la culture japonaise d’une manière relaxante ?
Stéphanie et Tomoya, son époux japonais (qui parle très bien Français et qui est fort sympathique), vous guide seul ou en groupe et vous accompagnent pour une visite personnalisée d’un sento et pour votre premier bain public japonais suivant vos préférences (la localisation dans Tokyo, les équipements proposées par le sento, la température des bains et le design).

Le mot de Stéphanie

Si vous avez envie d’expérimenter un Japon authentique où se mêlent bien-être et culture, c’est vraiment l’expérience à avoir. J’ai eu des visiteurs qui m’ont avoué que ça avait été leur partie préférée du voyage.

Et surtout ne pas hésiter à commencer le voyage par là, parce que je ne connais pas mieux pour se remettre du décalage horaire, je recommande aussi après une bonne journée de visite et de marche. Comptez 2h environ pour la visite d’un sento.

Let’s YU!  (湯 en Japonais qui désigne l’eau du bain)
Rejoignez-moi pour une petite baignade Tokyoïte !

Et puisque Stéphanie est une Tokyoïte passionnée et une spécialiste des sento, elle sera également en interview dans le livre “Portraits de Tokyo” de Johann Fleuri pour vous faire découvrir ses adresses coups de coeur sento, cafés et quartiers sympas à Tokyo. En plus de nos bonnes adresses à Tokyo City, impossible de rater votre séjour !
Quant à son propre livre sur les sento, il sort tout juste des presses et vous pouvez le commander en ligne dès maintenant, même en France ! Dans Sento ha, chiisana bijyutsukan (« Les sento sont de petits musées »), les textes sont en Japonais avec les noms des sentos traduits en Anglais. Le livre est basé sur des photographies prises par Stéphanie, une manière de présenter les sentos comme des musées d’art aux milles fresques et mosaïques.

Pour la contacter, écrivez-lui soit par mail à steph@tokyo-sento.com, soit sur l’Instagram de Stéphanie (Profitez-en pour découvrir au quotidien les sento en image, Stéphanie a créé un # spécial pour son journal sur les sento : #dokodemosento).

Son site web dédié aux sento est aussi très utile pour trouver des informations sur les sento, comme leurs adresses, un glossaire et une présentation des artistes très sélect’ des arts muraux dans les sento – parfait pour se la péter éclaircir son voisin à un dîner mondain 😉.

L’expérience est bien différente de celle d’un onsen traditionnel dans un ryokan, de part l’environnement et les “baigneurs” qui s’y rendent. On se rapproche du style de vie local dans une ambiance plus familiale et cosy. Cela peut même devenir un rituel lors de votre séjour : arrivée au Japon/dans une ville japonaise = un sento ou une journée de visite = un sento. Et croyez-nous, vous en redemanderez une fois rentrés. Pas vrai ?

Votre attention s’il-vous-plaît. Le train TER n°… ah non, sorry c’est pas ça 😀
Nous disions donc :
il est impossible de prendre des photos à l’intérieur d’un sento, même en demandant poliment. Celles illustrant cet article ont été prises par Stéphanie Crohin et Jordy Meow (pour le portrait), avec l’autorisation exclusive du propriétaire du sento et des personnes s’y baignant au moment de la prise.
Stéphanie :
“ La plupart des Japonais n’en reviennent pas de la relation de confiance que j’ai pu instaurer avec les sento, et j’y tiens vraiment ! ”

Vous aimez cet article ? Partagez-le ! ありがとう! Arigatō! (Merci !)

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