pvt taiwan song jiang

Ce mois de mars a plutôt été reposant. Comme nous n’avions plus de cours de Chinois, nous étions libres de partir plus longtemps qu’un week-end par-ci par-là.
Nous en avons donc profité pour partir en montagne, continuer de visiter Anping à Tainan, vivre des moments exceptionnels à Alishan et assister à un festival de danse traditionnelle. Que de bons moments !

Hutoupi – Caoshan Moon World : une virée à la montagne

Cette sortie avec nos camarades de classes s’est faite un peu au hasard. Initialement nous devions aller à Hualien mais le mauvais temps annoncé et le manque de place dans les trains nous ont fait changer d’idée.

Plan B donc : allons à Caoshan Moon World !

Ce week-end s’est vraiment fait à l’intuition, sans préparation réelle, simplement au gré des envies du groupe. Nous avons loué des scooters à Tainan pour 2 jours et roulé tel un gang de scooters. Nous avons aussi trouvé un logement de dernière minute dans un dortoir d’un centre d’activité à Hutoupi, un lac de plaisance à 40min de Tainan. Ce n’était pas le grand luxe, mais c’était économique et accessible pour tout le monde et au moins nous étions tous les 9 ensemble.

Nous avons parcouru les montagnes de Caoshan pour observer les paysages du moon world, des flancs de montagnes gris et arides contrastant avec la végétation environnante. Un paysage mi-lunaire, mi-tropical.

pvt taiwan moon world

Toujours au hasard et pour notre plus grande joie, nous avons trouvé un pont suspendu au-dessus d’un champ de bananiers. Presque invisible depuis la route, c’est un plaisir d’enfant de marcher dessus en se demandant ce qui se trouve de l’autre côté.

Le soir tombant, on erre sur la route pour trouver un restaurant où prendre un bon repas. Il fait nuit, c’est dommage nous n’avons pas la vue mais nous sommes rassasiés et c’est le principal. L’estomac plein, nous débutons la descente tout en bas de la montagne. C’est pentu. Ça zigzag. Em’ stress, les mains fermes et se remémorant chaque technique apprise en cours de conduite il y a peu (oui, passer le permis à 29 ans, c’est possible 😉 ). On se demande si on va pas finir dans un champ de bananier en mode I believe I can flyyyy, mais tout se passe comme sur des roulettes !

Visite du Fort Zelandia à Anping

De 1624 à 1661, Tainan (alors capitale de l’île de Formose) et les côtes sud de Taïwan étaient une colonie hollandaise, une base pour commercer plus facilement avec la Chine et le Japon. Le Fort Zeelandia était alors à l’époque, un centre politique, commercial et une base militaire.
Contrairement au Fort Provincia qu’on avait visité en 2015 et avec l’école lors de notre premier mois de Working Holiday à Taïwan en Décembre dernier, ici le bâtiment a conservé toutes ses briques et la tour de guet blanche tranche avec les autres couleurs.

fort zeelandia tainan

On apprend aussi qu’autrefois, l’eau de la mer allait jusqu’au fort, celui-ci défendant l’entrée de la ville des invasions et attaques de pirates. Par la suite, les sédiments drainés par les rivières et les campagnes d’assèchement de la ville ont repoussé les eaux.

La visite est assez courte, finalement en 1h30 maximum on a fait le tour du fort et de la petite exposition, vu quelques fouilles archéologiques et on est montés à la tour du guet. Voilà.

Autour du fort, en revanche, c’est l’effervescence ! Des dizaines et des dizaines de stands se serrent les uns à côté des autres pour vendre des souvenirs, des jouets pour enfants, des snack sucrés ou salés. Prenez votre bain de foule, attrapez quelques chips de riz au passage, goûtez à un snack à la cacahuète et à la coriandre. Des gourmandises dont on abuse volontier !

Alishan, on en rêvait !

#BestTripSoFar !

C’est une destination qu’on avait envie de faire depuis notre premier voyage à Taïwan en 2015. Cette année, nous avons absolument voulu le faire pour célébrer nos 14 ans et en prendre plein les yeux.

Vous connaissez notre amour pour les voyages en trains. Ils nous font lentement  découvrir des paysages, rêver à la destination. Mais, grosse déception et frustration ! La voie ferrée de Chiayi à Fenqihu étant en réparation jusqu’au mois de juin 2018, nous n’avons donc pas eu droit au petit train, mais un bus – moins glam’. On boude et on sourit au plaisir de découvrir cette destination tant attendue.

Fenqihu, la Jiufen du Sud

Fenqihu est une petite ville étape où les bûcherons faisaient une pause avant de monter vers Alishan.

Surnommée la Jiufen du Sud par les taïwanais, les ruelles sont étroites et remplies de boutiques vendant des spécialités de la région ou des souvenirs. Vous faites le tour de la ville, goûtez à quelques curiosités culinaires dont la fameuse gamelle que mangeaient les bûcherons et vous partez pour un ou deux trails dans une forêt de cèdres et de bambous.

fenqihu boite bento
La fameuse gamelle des bûcherons.
fenqihu trail
Promenons-nous dans les bois 🌲

On passe une nuit à Fenqihu et aimerait découvrir plus cette zone mais Alishan n’attend pas et nous devons repartir.

C’est parti pour 1h de bus, tout en montée et en virages. Un conseil, ne mangez pas trop avant et asseyez-vous “côté vide” pour avoir une large vue sur les montagnes environnantes. Votre estomac fera moins de montagnes russes 😉

Alishan :  : entre forêt millénaire et mer de nuages

Alishan National Recreative Forest Area est une zone de 14 km2 située dans la commune d’Alishan, à l’est du comté de Chiayi. Cette zone aménagée pour les visiteurs permet de prendre un bain de forêt et de se ressourcer. C’est aussi un des lieux où, pendant l’occupation japonaise, les arbres étaient abattus avant d’être descendus par la voie ferrée.

Et si voie ferrée il y a, des trains, il y en a aussi ! On a bien sûr sauté sur l’occasion pour prendre le petit train vers Zhaoping, la station de train la plus proche de plusieurs points de départ de nombreuses randonnées !

Il y a beaucoup de points intéressants comme des arbres millénaires hauts de 40m aux troncs larges d’une dizaine de mètres (on se sent tous petits à côté !), des cerisiers en fleurs, un pont suspendu au-dessus d’un petit ruisseau, ou encore le temple le plus haut de Taïwan.

Mais ce qui nous a le plus marqué, c’est le coucher de soleil merveilleux que nous avons vécu. Une mer de nuages s’étalait au loin devant nous. On est restés sans voix, bouches bées, les larmes aux yeux.

Et puis, c’est le réveil brutal. Il fallait qu’on immortalise ça par n’importe quel moyen.

Pour l’anecdote, Kévin avait épuisé ses deux batteries d’appareil photo avant ce coucher de soleil. On l’a dont photographié au smartphone et à l’argentique (un petit Canon AE-1, le petit bijou de Kévin). Il faudra attendre le développement de la pellicule pour voir le résultat.

Retour à la réalité, il faut se préparer pour une courte nuit. Notre deuxième journée à Alishan commencera à 4h du matin pour assister au lever de soleil ! Direction Zhushan en petit train. La plateforme d’observation de Zhushan a vue sur les montagnes centrales et Yushan, la montagne de Jade.
Tout le monde attend, impatient de voir les timides rayons de soleil qui luttent pour percer les nuages. Notre patience est enfin récompensée, le soleil montre enfin le bout de son… cercle. Un événement qui bizarrement, fait fuir les spectateurs qui se hâtent de retourner au train pour prendre leur petit-déjeuner au village.

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La mer de nuages au coucher de soleil et le petit matin calme avant l'orage

Quant à nous, nous n’en avons pas fini ! On change de spot, pour prendre des photos sous un autre angle, au promontoir Xiaoliyuanshan. La vue est belle mais manque de pot, un orage éclate et on est obligés de se réfugier dans un salon de thé à proximité.

Belle trouvaille, on découvre l’exposition de l’artiste Apex Pang-soong Lin, qu’on espérait voir en arrivant à Taïwan ! On goûte aussi au thé d’Alishan, sacré meilleur thé de Taïwan depuis 30 ans. Sophie, une Taïwanaise qui a vécu longtemps au Japon (elle y a enseigné l’ikebana, l’art floral Japonais), et est revenue à Taïwan pour aider à développer le thé d’Alishan, nous explique les vertues du thé oolong et du thé noir. Le premier aide à la concentration et la détente, le second réchauffe le corps et donne de l’énergie.

Fin de l’orage, il est temps pour nous de redescendre et de faire quelques derniers trails. On sent que la fin est proche et nous voulons remplir nos poumons d’un maximum d’air pur avant de finalement repartir à Tainan.

Ces trois jours sont un souvenir inoubliable pour nous, une parenthèse boisée revitalisante. Le retour à Tainan est dur mais on ne s’en plaint pas, il y a plein de petits plats pour nous réconforter et nous avons une autre journée découverte de prévue. Une compétition de danse traditionnelle à Neimen.

Song-Jiang Battle Festival

Cette compétition de danse rassemble chaque année différentes universités de Taïwan. Elle a lieu à environ 1h de Kaohsiung (ou 2h en bus depuis Tainan), au temple Nèimén zǐzhúsì (內門紫竹寺) de la ville de Neimen.

Nous y avons vu une cérémonie religieuse traditionnelle où des personnes étaient grimées en guerriers Guan Jiang Shou, d’anciens démons dont l’âme a été purifiée par Bouddha.

pvt taiwan song jiang battle

Vient ensuite la fameuse compétition de danse. Ce jour-ci, deux équipes d’étudiants s’affrontaient. Rien à voir avec les battle de de hip hop, ce sont ici des danses traditionnelles, parfois enrichies de danse contemporaine. Leurs costumes très colorés et leurs maquillages impressionnants reprennent celui des Guan Jiang Shou.

pvt taiwan song jiang

Chaque équipe choisi le style qu’il veut donner à sa danse pour séduire les juges. La première équipe a effectué une danse assez contemporaine et emprunte de poésie. La deuxième équipe a opté pour une danse traditionnelle retraçant l’histoire du peuple de la Terre bataillant contre le peuple de l’Eau. Épique.

C’est justement cette dernière équipe qui a gagné la battle de ce jour. Deux autres équipes s’affronteront le week-end suivant et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une gagnante.

Cette compétition de danse était vraiment dépaysante et impressionnante ! Les étudiants agissaient comme des professionnels, voulant à tout prix gagner mais, sans pour autant oublier de s’amuser.

Nous avons vraiment été gâtés ce mois-ci ! Cela nous tient à coeur de découvrir Taïwan et sa culture et chaque escapade est vécu pleinement. Nous n’avons pas encore cherché de travail car nous préférons profiter de chaque instant. Nous verrons par la suite ce que nous réserve notre PVT à Taïwan et si les quelques projets que nous voulons développer verront le jour. Croisons les doigts et en avant-guingan !

Si vous avez besoin d’autres conseils ou si vous souhaitez ajouter les vôtres, écrivez-les en commentaire 😉
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Bilan de notre quatrième mois de PVT à Taïwan

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